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Parcequ’un temps de trajet moyen de 3 heures par jour pour se rendre du domicile au lycée : lever 5h30, retour 18h30, est inhumain, ce rythme est très fatigant pour des adolescents, ne participent pas à leur réussite scolaire, n’incitent pas les plus hésitants à aller en seconde, et est un facteur d’inégalité des chances. La seconde est déjà une classe difficile: rupture par rapport au collège, horaires lourds, beaucoup de devoirs à faire le soir après le trajet. Il reste peu de temps disponible pour les loisirs, les copains, la famille.

Les résultats scolaires permettent de constater cette situation : les élèves sont suivis durant la classe de seconde : Les enfants du collège de Fayence actuellement en seconde ont subi un effondrement de leur moyenne. 40 % des enfants issus du collège de Fayence ont en seconde une moyenne inférieure à 10. Ce qui implique pour eux un redoublement ou une réoriention. Cette baisse de résultat ne s’observe pas pour les élèves ayant fait le « choix » de l’internat à Lorgues ou à Grasse. La moyenne est stable par rapport à la classe de troisième.

Sur plan économique et social, la collectivité (le Conseil Général) supporte le coût du transport scolaire et le risqué lié à l’usage de la route.

Un choix d’affectation limité : Il y a quelques années, les enfants avaient semble- t-il le choix entre les différents établissements avec ou sans internat. Désormais, seuls quelques privilégiés (bons élèves et parents informés) peuvent espérer obtenir une dérogation pour Grasse avec internat ou pour le Lycée privé Fénelon de Grasse qui recrute les meilleurs élèves du Canton (les enfants sont semble t-il recrutés dès la sixième). Sinon, pour obtenir une option dite « rare » ils sont affectés à Lorgues voire à Toulon en fonction de la sectorisation des options. Le canton étant dans le Var, on affecte dans le Var sans tenir compte du lieu de travail des parents par exemple ou des temps de trajet ou même de l’absence d’internat ce qui nécessite des moyens de transports et des solutions de logement coûteuses pour les familles.

Le lycée du Muy aura un internet de 160 places destiné à répondre à la demande d’une part des élèves du lycée professionnel et en enseignement adapté (468 jeunes issus de manière significative de communes éloignées) et d’autre part des élèves du lycée général les plus éloignés dont les ceux du canton de Fayence. De plus, certaines familles ne souhaitent pas être séparées de leurs enfants et certains enfants ne supportent pas la collectivité 5 jours sur 5.

Il n’y a pas cependant de véritable choix : enfants de Mons, Saint-Paul en Forêt, Fayence, Seillans, Tourettes en internat et enfants de Montauroux, Callian, Tanneron : 3 heures de transport par jour.

Un lycée à taille humaine (1000 élèves parait être un effectif déjà important) permet certainement une meilleure collaboration de l’équipe enseignante, une limitation de l’insécurité et des risques liés à la surpopulation lycéenne (violence, respect des lieux, hygiène des sanitaires, bruit…) et moins d’anonymat entre adolescents et entre professeurs.

Des formations professionnelles en adéquation avec la demande locale et régionale et en phase avec l’émergence de nouveaux emplois (environnement, énergies renouvelables, sécurité civile…) ou des filières générant de l’emploi (hôtellerie, tourisme, bâtiment, artisanat…)

Une section européenne ou internationale permettrait de profiter de la pluralité des nationalités d’origine des habitants du canton et d’ouvrir l’éducation à la réalité de la mondialisation des échanges et du travail.

Un projet d’établissement prenant en compte les EIP (enfants intellectuellement précoces) pourrait aussi être imaginé et drainer d’autres familles qui n’ont aucun établissement public de ce type dans la région.

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